Livres, films, musique et de bons souvenirs pour accueillir l’automne

Après une longue absence consacrée aux vacances mais aussi à des obligations, je reviens ici, sur mon blog, pour continuer à m’exprimer sur ce qui me tient à coeur.

J’ai choisi à parler, dans ce premier post de la rentrée, des moments culturels qui m’on marqué pendant l’été, mais aussi des événements actuels dont vous pourrez profiter si vous le voulez.

#voyage Grèce Antique | Chaque voyage dans un pays étranger est un petit exploit. Marcher sur les pas des héros de la mythologie grècque est une vraie découverte surtout pour ceux qui aiment l’histoire et encore plus pour les « explorateurs » de tous les jours. Ce qui rend la Grèce charmante est la beauté mystérieuse qui l’entoure. La mythologie est une sorte de receuil de belles histoires d’honneur, d’amour, de bravoure, de sentiments. Chacun décide s’il y adhère ou pas mais c’est cette mythologie qui a plus ou moins donné naissance au berceau de la civilisation moderne. On y trouve des temples, des monuments bâtis pour honorer des dieux, des héros mais dans lesquels des personnages historiques ont mis les pieds. Ce mélange de fiction et de réalité historique fait de la Grèce un endroit fort intéréssant à visiter.

Site archéologique de Delphes, Grèce

Site archéologique de Delphes, Grèce

#livre Voyage vers soi et Déviation de Blaga Dimitrova | On dit que Voyage vers soi est un roman d’amour mais en fait c’est beaucoup plus que cela. Le titre du roman est très bien choisi, parce que l’auteure se découvre à travers ses liens avec les autres. Dans son voyage elle apprend à aimer mais aussi à trouver un chemin vers soi qui va l’aider à comprendre ce qu’elle veut de la vie. C’est un roman très psychologique  qui sort de la trivialité. On retrouve un style très fin qui aide beaucoup à passer les messages voulus. L’histoire se déroule pendant l’époque soviétique en Bulgarie ce qui donne une touche « exotique » au roman. Traduit à plusieurs langues dont le français, le roman sorti en 1965 est emblématique pour l’oeuvre de Dimitrova. L’une des thématiques principales dans l’oeuvre de l’auteure est celle du temps. Le temps dans toutes ses dimensions : le temps qui passe et qui s’arrête, le temps qui est témoin de l’histoire, le temps selon lequel chacun vit intérieurement et le temps réel. Déviation (1967) raconte l’amour mais toujours différemment de ce qu’on attend. Il y a deux personnes dont les histoires se mêlent et s’éloignent mais dont le rapprochement a créé une bulle dans le temps. Une bulle de laquelle les personnages puisent et recréent des souvenirs qui les ont marqué à jamais. Ce sont des livres que vous pouvez trouver chez des antiquaires ou sur Internet, mais cela vaut la peine.

#musique Strut de Lenny Kravitz | Le nouvel album de Kravitz qui vient de sortir booste le corps et l’esprit. Les morceaux sont vivantes, comme d’habitude dans un mélange de styles et donnant envie de danser. Pas surprenant d’une oeuvre signée LK. Découverte de l’album sur Spotify ou pendant la tournée européenne de l’artiste, surtout à Paris Bercy le 23 novembre prochain.

#film Saint Laurent de Bertrand Bonello | YSL revit grâce à Gaspard Ulliel. Le jeune acteur convainc avec son jeu d’un acteur confirmé. Les gestes, les regards même l’articulation des mots qu’il prononce sont très réussis. La vie du couturier n’a pas été facile, en passant par les dépressions, la drogue, l’alcool il s’est crée une image assez controversée mais qui n’a fait que confirmer son génie d’artiste. Le film passe encore au cinéma, je le recommande fort ainsi que sa bande son.

Ne trouvez pas que ce sont de bonnes solutions pour accueillir l’automne ? Et vous, qu’est-ce que vous allez me proposer ?

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‘Man of Tai Chi’ et ‘Side by Side’, le passage de Keanu Reeves à Paris

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Le but de ce post n’est pas de faire l’éloge de Keanu Reeves mais d’une attitude que je n’ai retrouvé qu’en lui, parmi ‘les stars’ d’aujourd’hui. Très souvent quand on assiste à un événement en présence de l’un des acteurs les plus connus au monde on risque d’être subjectifs, surtout si on aime bien la personne. J’espère que j’arriverai à transmettre au mieux mon ressenti pour l’art et la personnalité de l’acteur de plusieurs origines.

Toujours un peu à l’écart des projecteurs et des médias people, Keanu Reeves impressionne avec sa simplicité et son style. Montrant explicitement sont intérêt envers la culture asiatique avec sa participation dans ’47 ronins’ et le film avec lequel il a fait son début de réalisateur ‘Man of Tai Chi’, Reeves part à la recherche d’équilibre dans tout ce qu’il fait. Il ne mène pas forcément une vie d’après les codes de la tradition asiatique. Il essaie de nous transmettre un message à travers cet intérêt et c’est réussi. Dans la vraie vie ce n’est jamais facile de trouver le juste milieu. Parfois il faut dépasser les limites pour se retrouver et trouver notre propre équilibre.

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Man of Tai Chi‘ raconte l’histoire de Tiger Chen, quelqu’un de très ordinaire à premier regard. Livreur, pratiquant parfaitement le tai-chi il se fait recruter par Donaka (Keanu Reeves) pour participer dans des combats clandestins. La relation entre les deux hommes est très intéressante et  beaucoup plus profonde qu’elle n’a l’air. C’est une relation qui nous est révélée petit à petit et qui atteint la culmination avec la fin du film. Il y a toujours une subtilité à présenter l’histoire, chez Keanu Reeves, peu importe s’il le fait en tant qu’acteur ou en tant que réalisateur. Etre fin tout en restant simple, c’est ce qui fait la force de Reeves. Le tai-chi est un art très subtile mais aussi pas très innocent dans sa philosophie et le lien entre le yin et le yang. Le film montre bien la complémentarité ainsi que les contradictions entre les deux catégories.

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Dans ‘Side by Side‘ Keanu joue le rôle du journaliste. C’est un documentaire sur l’industrie du cinéma et la manière de filmer. On montre le passage de la pellicule au numérique et les conséquences qui y proviennent. Il a interviewé plus de cent personnes, que des noms du cinéma comme Scorsese, G. Lucas et beaucoup d’autres. Comment le numérique change les habitudes des spectateurs? Comment le travail des acteurs, des réalisateurs, des directeurs d’images se transforme avec une technologie qui a révolutionné le monde du cinéma il y a quelques années? Ce n’est qu’une partie des questions que Christopher Keneally et Keanu Reeves posent pour donner une image globale de la question à travers les interviews avec les spécialistes.

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Les deux productions ont été présentés dans le cadre de Champs-Elysées Film Festival (11-17 juin), en présence de Keanu Reeves. Une rencontre questions-réponses a suivi les séances. Avec un sens d’humour très intelligent, l’acteur a su répondre à des questions pas toujours faciles de la part des fans. Les deux films sont très parlants, comme le comportement de Reeves est parlant, sans beaucoup de mots mais avec une expressivité peu ordinaire.

La beauté du cinéma coréen

The Classic, Addicted, Bittersweet life, Once in a summer, Always font partie des films coréens que j’avais la possibilité de voir et qui m’ont marqué. Des histoires qui ne semblent pas trop compliquées au début et qui en deviennent de plus en plus en arrivant à la fin du film et grâce auxquelles on se rend compte de l’idée géniale du scénario. Ce sont les films qui te plongent dans le récit et dont tu as une idée qui se brise brutalement mais aussi très subtilement à la fin de la création. C’est vrai que la culture sud-coréenne est complètement différente de celle en Europe mais c’est aussi l’un des charmes de cet art qui est leur cinéma. Il y a bien sûr des exceptions mais si on tombe sur le bon film dès le début on ne s’en lasse pas. Le jeu des acteurs est très fine – jeu sur les regards (pas trop de répliques), les gestes, les décors même. C’est très simple mais en même temps très humain, très sincère, très emotionnel et tout est parfaitement balancé, pas d’extrêmes. On a l’impression que la philosophie de l’yin et yang existe partout dans le monde asiatique – dans leur vie quotidienne, dans leur mode de penser. Je vais donner mon propre opinion amateur pour des films à commencer avec le cinéma coréen. Moi personnellement, c’était la série IRIS qui m’a poussée à voir d’autres films de l’acteur principal Lee Byung-hun: Addicted, Once in a summer, Bittersweet life (un peu violent parfois, mais jeu d’acteur parfait – The Good, the Bad, the Wierd aussi). Je recommande fort Always, The Classic, A moment to remember. 

« There is only One Tree Hill and it’s your home »

Je ne pourrais pas me passer d’un petit hommage de la série One Tree Hill. Je sais que cela peut parraître un peu adolescent de partager son amour pour une série mais ce n’est pas si simple que cela. One Tree Hill n’est pas juste une série, c’est une mini vie menée avec les personnages, un voyage dans lequel on est les principaux passagers. Ce voyage est très spécial parce qu’il nous mène dans les endroits parfois un peu oubliés de notre personnalité. On voit l’évolution, le changement indissociable de chaque personne qui a des voeux, des rêves, qui veut être heureuse. Et qui ne le veut pas? Ceux qui n’ont pas regardé ne vont pas comprendre mais c’est des lessons de vie qu’on reçoit à travers les histoires dans la petite ville de One Tree Hill. Hier ce voyage a fini, on a regarde l’épisode finale, une fin digne de ce récit.

So many lessons learned, GoodNight One Tree Hill!