Esthétiques de l’Amour, une belle escapade au coeur de la Sibérie

La Sibérie n’est pas une destination de rêve et pourtant c’est une région qui cache des suprises.

Le fleuve Amour, situé en Sibérie extrême orientale est d’une longeur d’environ 2800 km. Il a été témoin de la vie et des habitudes de plusieurs peuples autochtones. Les conditions difficiles de vie ont crée tout un art qui concentre les oeuvres de la nature, de l’esprit et de la couture. Ce sont les esthétiques de tout un tas de cultures qui sont mises à l’honneur par le Musée du Quai Branly.

Le fleuve Amour, en Sibérie

Le fleuve Amour, en Sibérie

Esthétiques de l’Amour est une exposition surprenante qui montre des réalités lointaines et en même temps tellement proches de nous. Elle fait preuve du lien fort que les peuples sibériens avaient avec la nature. Un lien que la société technologique d’aujourd’hui essaye de renouer pour se rapprocher de ses racines.

Plusieurs objets sont exposés, collectés à partir de la seconde moitié du XIXème siècle. Ils révèlent la technique de l’utilisation de peaux de poissons et d’autres animaux pour l’élaboration d’habits, de chaussures, d’accessoires mais aussi de supports d’esprit, de boîtes, de plats.

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L’exposition est montée avec beaucoup de finesse dans l’ambiance sobre et boisée du Musée du Quai Branly. Elle commence avec les habits masculins et féminins qui sont créés avec une délicatesse et une minutie extrêmes. Différents motifs ornent les robes d’apparat et les bottes de femme. Ce sont des habits pensés pour protéger la personne des conditions climatiques difficiles dans la région.

L’ours est l’animal sacré des peuples sibériens. Beaucoup de supports d’esprit représentent l’animal sous différentes formes. La fin de ce voyage nous révèle la technique de travail avec l’écorce de bouleau pour l’élaboration d’objets du quotidien.

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C’est une exposition que je recommande fortement pour quelques raisons :

  1. La découverte d’un art méconnu mais doté d’une beauté à couper le souffle.
  2. Le rapprochement à la nature auquel cette exposition peut nous faire réfléchir, parce que le but d’une exposition est toujours de nourrir notre esprit.
  3. La découverte d’un tas de livres et d’objets multimédias consacrés à la Sibérie.

Donc, si vous avez un peu de temps libre avec l’arrivée des fêtes de fin d’année pourquoi ne pas vous offrir une escapade culturelle au Musée du Quai Branly ?

 


 

Esthétiques de l’Amour, exposition à découvrir jusqu’au 17 janvier 2016 au Musée du Quai Branly à Paris

Quand l’art apaise l’esprit

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S’intéresser à la culture veut dire découvrir des mondes inconnus créés par le cerveau humain. L’inconnu peut faire peur parfois mais aussi émerveiller. Ne cherchant ni l’un l’autre les jeunes artistes du groupe intégré du Centre des enfants Unis à Pernik, Bulgarie nous donnent accès à leur univers enchanté. Chaque oeuvre, créée sous la direction artistique de Mme Tatayana Kitanova est unique. Des techniques diverses sont utilisées pour assembler des symboles de la nature et de l’imagination à travers des matériaux comme le bois, le textile, la peinture mais aussi des pierres ou de la céramique. Chaque jeune, spécialiste dans son domaine ajoute sa pierre à l’édifice qui devient finalement un beau château des contes. Le but de l’atelier n’est pas seulement de créer de la beauté mais aussi aider ses artistes ayant des incapacités mentales ou physiques. Ce qu’ils pratiquent s’appelle de l’art-thérapie – communiquer grâce à un moyen universel comme l’art. Tatyana Kitanova est une artiste et spécialiste en art pédagogique qui travaille dans le domaine du management social. L’atelier du groupe intégré est créé en 2001 auprès du Centre des enfants Unis à Pernik.

L’association « Mission Bulgarie », une structure basée à Paris et qui organise des événéments culturels met en avant le travail du groupe pour récolter de moyens aidant le dévelopement de l’atelier d’art-thérapie. L’équipe de l’association expose une partie des tableaux pendant tous ses événéments et a fait de cette initiative l’un des fils rouges de ses activités. Certaines oeuvres sont reproduites sous forme de mugs et pour chaque don de plus de 15 euros pour l’association vous en recevrez un comme cadeau.

 

 

 

 

l'enfant et l'oiseau

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Association Mission Bulgarie:

Site internet: http://fr.missionbulgarie.org/

Contact: contact@missionbulgarie.org

San Francisco Ballet à Paris

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Cette année les acteurs principaux dans les Étés de la Danse, événement organisé par le Théâtre du Châtelet, sont les danseurs de San Francisco Ballet. La compagnie, dirigée par Helgi Tomasson, est à Paris pour une deuxième fois (première fois en 2005) pour marquer le 10ème anniversaire des Étés de la Danse. L’événement a fait du bruit parmi les amateurs et les spécialistes  avec, dans la programmation, des chorégraphes comme Balanchine, Robbins, Ratmansky, Wheeldon, Tomasson. Toutes les soirées du 10 au 26 juillet sont composées de trois ou quatre chorégraphies de maximum 30 minutes chacune.

J’ai eu la possibilité de voir trois des neuf premières pour la France, dans la soirée de 18 juillet, notamment Classical Symphony d’Yuri Possokhov, Ghosts de Christopher Wheeldon et Piano Concerto #1 d’Alexei Ratmansky. Je ne vais pas m’arrêter sur chacune des quatre chorégraphies (Chaconne pour piano et deux danseurs de Helgi Tomasson faisait aussi partie du programme). Je vais vous présenter mes deux coups de cœur, tout d’abord parce que je suis très loin d’être spécialiste et après j’aimerais partager une impression plutôt que de faire une description du spectacle.

Je mets à la deuxième position dans ma liste de cette soirée, la création d’Alexei Ratmansky, Piano Concerto #1. Les pas de deux interprétés par Yuan Yuan Tan et Damian Smith et Maria Kochetkova et Victor Luiz  étaient impressionnantes. On a pu sentir l’exigence de cette création au niveau de la technique avec des mouvements complexes et même acrobatiques je dirais. Ce qui, d’après moi, expliquait le choix des justaucorps en couleurs vives pour les costumes. C’était une belle fin du spectacle de ce vendredi.

Pour moi la création la plus marquante de cette soirée était la première en France de Ghosts chorégraphiée par Christopher Wheeldon. Le mot que j’utiliserais pour la décrire serait ‘féerie’. Au fond de la lune les danseurs se profilent avec des pas gracieux à la limite entre l’hésitation de l’inconnu et l’assurance de quelqu’un qui est mort. Il y a une espèce de paradoxe qui rend le spectacle des esprits encore plus originale – les danseurs dégagent une force et une présence aux côtés de la transparence et la légèreté caractéristiques des fantômes. Cette idée était présente pendant les 30 minutes du spectacle. C’était une beauté dansée!

La Symphonie Classique  de Possokhov avec laquelle la soirée a commencé, correspond bien à son nom. C’est une création au fond musical de Prokofiev. La suite était un pas de deux de 10 minutes, créé par Helgi Tomasson et qui, j’aurais bien aimé, aurait pu durer plus.

Pour conclure, j’ai passé une bonne soirée en compagnie de SF Ballet. Si vous aimez la danse, c’est beau à voir.

A bord de l’Orient Express

L’Institut du Monde Arabe et la SNCF nous font découvrir l’histoire du fameux train qui reliait l’Occident et l’Orient, et qui inspirait des écrivains en faisait voyager l’élite de l’époque. L’exposition retrace le trajet de l’Orient Express mais aussi les caractéristiques d’une époque marquée par la révolution industrielle et la guerre.

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Le mythe de L’orient Express a toujours suscité un grand intérêt même pour ses contemporains. Ce train de voyage luxueux était l’un des cadeaux les plus précieux que Georges Nagelmackers a pu faire à l’Europe, après son voyage aux Etats-Unis en 1869, pendant lequel il découvre les wagons-lits. C’est en 1876 qu’il va fonder la Compagnie Internationale des wagons-lits, qui va mettre le début d’une longue aventure, celle de l’Orient Express.

Le premier voyage que le fameux train a effectué était entre Paris et Varna, en Bulgarie. De là une correspondance en bateau se faisait pour rejoindre Constantinople.

Le trajet de l'Orient Express

Le trajet de l’Orient Express

Nagelmackers était visionnaire dan son approche. Ce premier voyage, était un voyage de presse, avec des écrivains et des journalistes à bord. Il s’était rendu compte que la communication était très importante et donc, a fait des affiches et des réclames pour son oeuvre. Très vite le train est entré dans les conversations des gens et les faisait rêver.

Affiche de publicité de l'Orient Express

Affiche de publicité de l’Orient Express

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L’Orient Express dans la presse

Le train proposait beaucoup de services à ses voyageurs – des wagons-lits, un restaurant, un salon où on pouvait danser. Lawrence d’Arabie, Ferdinand Ier de Bulgarie, Marlène Dietrich, Mata Hari, Agatha Christie ou encore Serge de Diaghilev font partie des célébrités qui voyageaient avec l’Orient Express. Un grand bijou, le train assurait le confort des passagers.

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Dans la voiture Pullman

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Des décors de bois raffiné, ornés par René Lalique marquent l’express. Une très jolie reconstitution avec des objets authentiques a été faite pour l’exposition et on peut sentir l’ambiance spéciale du lieu.

Le piano dans le salon du train

Le piano dans le salon du train

Le décor signé René Lalique

Le décor signé René Lalique

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite de l’exposition est dans le bâtiment de l’Institut du Monde Arabe. Des petits films avec des images des capitales que le train traverse et son trajet  font partie de la collection ainsi que des affiches de publicité de l’Orient Express, des petits coins des wagons reconstitués, des cartes. Toute une salle est consacrée au Moyen-Orient. La culture orientale était à la mode à l’époque du lancement du train. Des intellectuels créaient des salles spéciales « à la turque » dans leurs maisons et prenaient photos habillés de la même manière. On peut aussi voir des cartes postales, des timbres, des lettres.

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C’est une exposition assez originale et bien présentée qui vaut l’attente. Un accompagnement très sympathique fait partie de la visite des wagons. Elles se font par tranche horaire pour leur bon déroulement dans les couloirs étroits du train. Une personne accompagne chaque groupe en donnant des informations sur les objets et l’histoire des wagons. C’est une expérience à part à ne pas rater.

Paris 1900, revenons à la Belle Epoque ?

 

"Une soirée au Pré-Catélan, 1909 d'Henri Gervex sous forme de carte postale

« Une soirée au Pré-Catélan », 1909 d’Henri Gervex sous forme de carte postale

 

Une époque rêvée renaît sous le toit du Petit Palais, avec l’exposition Paris 1900 – ville spectacle.

Vous êtes-vous déjà posés la question quelle aurait été la face de Paris sans l’exposition universelle de 1899? Pourquoi Paris avait l’image de la capitale européenne de la culture et du luxe? Quels sont les secrets que la Ville Lumière cache derrière sa beauté?

Paris 1900 est une exposition à surtout ne pas rater. Ne serait-ce que pour le fait que les œuvres exposées répondent aux questions évoquées un peu plus haut mais aussi à beaucoup d’autres. Les organisateurs nous mettent à disposition plus de 600 œuvres qui reflètent la Belle Epoque dans toute sa splendeur.

La première salle nous plonge dans l’ambiance de l’Exposition Universelle. Un événement marquant dans l’histoire moderne de Paris. Un événement qui a changé la face de la ville pour qu’elle puisse aujourd’hui accueillir toujours autant de personnes du monde entier. L’Exposition Universelle est un moment important dans l’histoire du Petit Palais, le moment qui fait naître ce bel bâtiment ainsi que son frère – le Grand Palais. La première ligne de métro a été lancée à Paris pendant l’exposition, les gares de Lyon et d’Orsay apparaissent dans le paysage parisien, le pont Alexandre III a vu le jour en faisant hommage à l’amitié franco-russe (Le document original de l »inauguration du pont, fait à la main et très beau, signé par Tsar Nicoals II de Russie fait partie des œuvres exposées). On peut voir des images, des affiches de différents événements organisés pendant l’Exposition, des objets rares et surtout on peut sentir l’émotion et l’émerveillement des gens de l’époque devant des inventions comme l’électricité.

L’art nouveau est un élément important de l’esprit de la Belle Epoque. Toute une salle lui est consacrée, on s’émerveille par exemple devant les bijoux du grand maître Lalique. Des meubles de la période créent une ambiance très authentique. Il ne faut pas oublier la petite collection de tabeaux qui présente les différents courants artisitiques des années 1900 avec Degas, Monet, Renoir ou encore Bouguereau et Rodin.

Après, on est invités à découvrir la garde-robe de la Parisienne  de la Belle Epoque et à comprendre pourquoi elle véhicule l’image du style et de la classe. Plusieurs modèles de robes authentiques (robes de soirée, robes d’été ou de nuit) sont exposés ainsi que des chaussures, des accessoires, du maquillage. Un coin qui ne laisse pas les dames indifférentes.

Quelle que soit la période d’une riche histoire, comme celle de Paris, la manière dont la société s’amuse parle beaucoup des moeurs et de la vie de cette dernière. Un spectacle ne se limite pas à un événement dont le but est de faire les spectateurs s’amuser. En tout cas, pas le spectacle parisien. Il est riche et coloré, extravagant et mystérieux. Une partie des secrets nocturnes de la Ville Lumière nous sont révélés dans la salle suivante de l’exposition. La décoration est digne du décor d’un film sur la Belle Epoque. La nuit parisienne cache les sensations et les émotions qui ne sont pas exprimées pendant la journée. Et elles resteront secrètes tant que vous n’allez pas au Petit Palais.

Une dernière salle nous parle des arts de la scène de la Belle Epoque. On trouve des affiches de pièces de théâtre et de cabarets, des artistes célèbres nous sourient des murs du Petit Palais. Des tableaux décrivant la vie parisienne font partie de ce coin qui marque la fin de l’exposition.

Le temps consacré au Petit Palais pour cet événement culturel passe très vite. On accède l’espace d’une époque fascinante dans laquelle  Paris semble encore plus splendide dans sa beauté éternelle.


Plus d’informations sur l’exposition: http://www.petitpalais.paris.fr/fr/expositions/paris-1900-la-ville-spectacle-0

 

L’éventail ou la touche ultime d’une autre Beauté

C’est au 8 rue Elzévir que le Musée Cognacq-Jay a consacré trois salles de ses locaux à l’exposition ‘Le Siècle d’or de l’éventail, du Roi Soleil à Marie-Antoinette’. C’est une exposition qui n’impressionne pas par la quantité des œuvres exposées mais par leur qualité. La mise en valeur d’un objet de pas très grande utilité vous diriez? Je vais vous contredire en disant que si!, l’éventail n’est pas un objet ordinaire, c’est un outil de communication, comme vous allez le voir si vous visitez l’exposition, assez subtile mais, aussi un accessoire important dans la garde-robe d’une femme qui se respecte.

C’est pendant la Renaissance que l’éventail va être importé en France, mais la période qui fait de Paris la capitale de cet objet artisanal, est celle de XVIIIème siècle. Les éventaillistes français se servaient de matières très fines comme l’ivoire, l’or, l’argent, l’écaille et bien sûr des pierres précieuses pour élaborer les plus beaux éventails de toute l’Europe. Très somptueux, mais extrêmement fragile, l’éventail devient aussi un objet de communication sociale parmi la haute aristocratie de XVIIIème siècle notamment avec les scènes dessinées qui y sont représentées. Les thématiques peuvent être très diverses: des scènes de bataille, des événements marquants la période de l’élaboration, des mythes de l’Antiquité comme celui de Cléopatre, ou de Pygmalion et Galatée, des illustrations d’œuvres éternelles de la littérature comme celui de Don Quichotte, des scènes d’amour ou des paysages de pays exotiques, des portraits. L’exposition nous montre aussi qu’avec le temps on aperçoit une évolution dans l’élaboration avec les éventails pliables, les éventails loupes mais aussi dans les thèmes avec ce qu’on appelle les éventails coquins avec un côté assez érotique que je vous laisse découvrir en visitant l’exposition ;). Elle montre l’excellence de ces artisans et leur rend hommage.

On voit des œuvres d’une extrême finesse et précision des détails. Mais…finalement on se demande si le but caché de cette exposition n’est pas de nous suggérer que la touche finale de cette oeuvre d’art, qui est la manière dont la femme la porte, ne fait pas sa vraie beauté mystérieuse? Parce qu’à vrai dire c’est la grâce avec laquelle on porte l’éventail et l’importance qu’on lui donne qui captent l’attention sur l’objet.

Cette petite réflexion sur le fusionnement (dont les limites sont floues) de l’esprit fin avec le bel objet, m’a fait penser à l’époque moderne. C’est comme si avec le temps on a perdu la subtilité de la communication interpersonnelle. Avec les nouvelles technologies et Internet on oublie le vrai échange. On joue avec le temps et la distance mais on n’arrive pas à jouer avec le fond, avec ce qui rend une conversation intéressante. Je voudrais citer Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, qui dit: « Pourtant si depuis cent ans le progrès technique dans les technologies de communication est considérable, est-ce pour autant que les hommes se comprennent et se tolèrent mieux ? Il y a hélas peu de rapport entre le progrès scientifique et technique, indéniable dans le domaine de l’information et de la communication et le « progrès » des hommes vers plus de compréhension.« 

Absolument d’accord avec lui, je laisse les réflexions à vous.

Informations pratiques: Vous pouvez visiter la belle exposition ‘Le Siècle d’or de l’éventail, du Roi Soleil à Marie-Antoinette’ jusqu’au 2 mars 2014 au musée Cognacq-Jay, 8 rue Elzévir dans le 3ème arrondissement de Paris

Pour une belle journée

C’est l’un des samedis où je suis inspirée à travailler mais quand même en me reposant. En créant un site sur la Rosa Damascena (qui d’ailleurs semble à bien se développer, le résultat un peu plus tard), je me suis aussi inspirée du beau ciel bleu dehors pour écrire un petit post. Il faut dire que le cliché que Paris est la ville où tu ne peux jamais t’ennuyer semble s’affirmer 🙂 Entre le travail, l’université  et les weekends il y des événements qui se passent et  on a toujours l’impression de rater quelques chose….même dans le métro. Ce que j’ai raté dans le transport en commun mais que je ne rate pas en concert c’est les petites interventions du trio Bazar et Bémols. Je viens de les découvrir et ils sont justement magnifiques.

En revanche, grâce à une amie, hier j’ai eu la chance de pouvoir assister au vernissage de l’exposition du célèbre photographe et humaniste iranien – Reza! L’ouverture de « Femmes, entre luttes et grâce » a eu lieu à la Mairie du 9ème à l’occasion de la Journée Internationale des femmes. C’est à des événements de ce type-là qu’on a la possibilité de se rapprocher de l’artiste et pouvoir témoigner de son art après. Je me demandais quels investissements personnel et émotionnel sont exigés pour pouvoir travailler sur des sujets sensibles comme la guerre, la pauvreté, les inégalités dans le monde et les présenter avec une telle beauté idéaliste. Respect. Une personne souriante et tellement chaleureuse, Reza transmet sa passion comme des rayons de soleil. On nous a présenté des photos prises au Pakistan, en Egypte, enAzerbaïdjan, en France et beaucoup d’autres pays. C’était une manière originale de célébrer la Journée des femmes, en montrant leur vulnérabilité mais aussi leur force. Que l’on trouve la beauté dans tout ce qui nous entoure! Passez un bon weekend!

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Vernissage de « Femmes, entre luttes et grâce » du célèbre photographe Reza