L’éloge de la vulnérabilité

‘Se fermer à la vulnérabilité, c’est s’éloigner des expériences qui donnent du sens à la vie.’  Brené Brown 

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Je me suis toujours demandée pourquoi aujourd’hui, dans la société moderne c’est bien vu d’être détaché? On est considéré comme ‘cool’ si on ne montre pas ses sentiments. Si quelqu’un lâche prise, il y aura toujours un autre qui va considérer l’acte comme de la faiblesse. C’est comme si profiter de ce qui nous rend humains est une honte…On vit dans une époque où la culture de comparaison et de quête de perfectionnisme règnent. Il faut être parfait dans tout ce qu’on entreprend, gérer son temps, prendre toujours les bonnes décisions. L’idée qu l’inconnu fait toujours un peu peur peut être utilisée pour introduire le sujet de ce post. La vulnérabilité fait partie des concepts un peu abstraits de notre vie liés à la peur du fait de ne pas les connaître. C’est un sentiment étrange qu’on fuit tant…mais qui, si on le connaît peut nous offrir des moments de joie et de bonheur. C’est ce qu’essaie de montrer la chercheuse Brené Brown dans son livre ‘Le pouvoir de la vulnérabilité’, sorti en 2012 et devenu best-seller du développement personnel dans le monde entier.

Brown écrit un essai accessible et bien documenté, le fruit de douze années de recherches. En commençant par s’intéresser à la honte Brown se rend compte que la vulnérabilité est au cœur, au centre des expériences humaines significatives‘. Tout le monde craint la souffrance, la déception en « osant beaucoup », mais ‘quand on passe sa vie à repousser (consciemment ou inconsciemment) la vulnérabilité, on ne peut pas laisser place à l’incertitude, au risque, à la joie.La chercheuse casse les mythes de la vulnérabilité en l’expliquant et en décrivant les conclusions auxquelles elle est arrivée. Elle parle de la honte, des masques qu’on met dans la société pour se protéger de la vulnérabilité, des précautions qu’on prend et le fait de ne pas ‘beaucoup oser’. Il ne s’agit en aucun cas de se montrer vulnérable partout et devant n’importe qui mais tout d’abord devant soi-même (essayer de se connaître mieux et d’accepter nos fêlures) et après devant ceux qu’on aime. Parce que très souvent s’accepter soi-même sans se reprocher, est le plus difficile. L’auteur appelle des Entiers, ceux qui ‘s’engagent dans la vie avec un sentiment de sa propre valeur. Cela veut dire cultiver le courage et la compassion de s’éveiller le matin, en pensant: Peu importe ce que je fais ou ne fais pas aujourd’hui, je suffis à la tâche.

Je vais finir le post avec encore une citation du livre, que je vous invite à lire: « La vulnérabilité n’est pas la faiblesse. L’incertitude, le risque et les émotions de tous les jours ne sont pas des options. Le seul choix possible est une question d’engagement. La volonté d’assumer sa vulnérabilité et de l’embrasser détermine la profondeur du courage et la clarté du but.‘*

C’est vraiment intéressant de plonger dans cette lecture et se poser certaines questions sur soi-même mais aussi sur la société dans laquelle on vit et on se développe.


*Toutes les citations font partie du livre ‘Le pouvoir de la vulnérabilité’ de Brené Brown, Guy Trédaniel éditeur, 2012

Pour aller plus loin :

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